Obliger (verbe)
Définition de l'Académie française (éd. 1986)
| Verbe |
(se conjugue comme Bouger ). XIII e siècle. Emprunté du latin obligare, proprement « attacher, lier à ».
1. Lier quelqu'un par une obligation religieuse ou morale. La loi naturelle, la loi divine nous oblige à honorer père et mère. L'honnêteté oblige à restituer ce qui ne vous appartient pas. La vérité m'oblige à vous dire que... Pron. N'ayez crainte, je m'oblige à garder le secret, je m'y engage, je vous en donne l'assurance. Prov. Noblesse oblige, voir . Fig. et plaisant. Pour parler d'un sentiment, d'une situation qui impose une attitude, un comportement. Il ne saurait se mettre en avant, modestie oblige !
2. . Lier une personne par un acte, une disposition légale ou règlementaire qui, au cas où elle ne se conformerait pas à ses obligations, donnent recours en justice. Son contrat l'oblige à cela. Il y a dans le bail une clause qui l'y oblige. Il y est obligé par la loi . Par ext. Vieilli. Obliger des biens, les engager en garantie de l'exécution d'un contrat, du paiement d'une dette, etc. Pron. S'
3. Contraindre, forcer, mettre dans la nécessité de faire quelque chose. Son impertinence m'a obligé à le chasser ou, vieilli, de le chasser de chez moi. Quelle raison vous oblige à faire cela ? Cela m'oblige à une grande prudence. La crainte, la discrétion l'oblige à se taire. Je suis obligé de vous quitter. Rien ne vous y oblige. Par affaibl. Vous m'obligez à me fâcher. Fam. Je suis bien obligé de lui faire confiance, je m'y vois contraint. Pron. S'
4. Attacher quelqu'un par des liens de reconnaissance, lui rendre service, lui faire plaisir. Il m'a obligé quand j'étais dans le malheur. En me rendant ce service, vous n'obligerez pas un ingrat, je vous aurai beaucoup de reconnaissance. Dans des formules de politesse. Vous m'obligeriez en acceptant. Je vous suis fort obligé de votre attention.
Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)
| Verbe |
Mettre quelqu'un dans l'obligation de faire ou de dire quelque chose. "La loi naturelle, la loi divine nous oblige à honorer père et mère. L'équité nous oblige à restituer ce qui ne nous appartient pas. Obliger à restitution. La vérité m'oblige à vous dire que..."
Prov., "Noblesse oblige." Voyez
OBLIGER signifie encore, en termes de Jurisprudence, Lier quelqu'un par un acte, en vertu duquel on puisse l'appeler en justice, s'il n'exécute pas la chose à laquelle il s'est engagé. "Son contrat l'oblige à cela. Faire
Il se dit aussi en parlant des Biens. "Il a obligé tous ses biens."
"S'
S'OBLIGER signifie encore Se lier par une simple promesse. "Prêtez-moi cette somme, je m'oblige à vous la rendre dans deux jours."
OBLIGER signifie aussi Contraindre, forcer, mettre dans la nécessité de faire quelque chose. "Son impertinence m'a obligé à le chasser de chez moi. Quelle raison vous oblige à faire ce que vous faites? Cela m'oblige à une grande surveillance. Après un mois de siège, cette place fut obligée de se rendre. La nécessité de le payer m'a obligé à vendre ma maison. La crainte l'oblige à se taire. Je suis obligé de sortir, de vous quitter. Vous m'obligerez à me fâcher. Je serai obligé de vous punir."
Il signifie encore Attacher quelqu'un par un service, rendre un bon office, faire plaisir. "Il m'a obligé quand j'étais malheureux. Vous m'obligerez extrêmement, infiniment. Il oblige tout le monde. Il m'a obligé de son crédit, de sa bourse. Vous m'obligerez beaucoup d'aller lui parler pour moi. En me rendant ce service vous n'obligerez pas un ingrat."
"Je vous suis fort obligé de votre attention, de la peine que vous avez prise," Je vous suis fort redevable, je vous sais beaucoup de gré. On dit souvent, par forme de remerciement, "Je vous suis bien obligé," ou familièrement, par ellipse, "Bien obligé".
Substantivement, "Je suis votre obligé, votre obligée," se dit à Quelqu'un dont on a reçu un service.
OBLIGÉ, pris adjectivement, signifie Qui est d'usage, dont on ne peut guère se dispenser. "C'est le compliment obligé. La formule obligée d'une lettre, d'une pétition."
Dictionnaire d'Emile Littré
| Verbe |
1 Imposer comme chose dont on ne peut se dégager.
LA FONT.: « ....Garde que ce convoi, Quand je vais chez les dieux, ne t'oblige à des larmes »
PASC.: « Je crois que la charité oblige tout le monde à croire un prêtre et un docteur qui rend raison de ce qui est caché dans son esprit et qui n'est connu que de Dieu »
PASC.: « Les confesseurs n'auront plus le pouvoir de se rendre juges de la disposition de leurs pénitents, puisqu'ils sont obligés de les en croire sur leur parole »
PASC.: « Il assure que Vasquez n'oblige point les riches de donner ce qui est nécessaire à leur condition »
BOSSUET: « Si ces honneurs ont quelque chose de solide, c'est qu'ils obligent de donner au monde un grand exemple »
FLÉCH.: « La condition des princesses les oblige à se prêter quelquefois au monde »
VERTOT: « Ils prétendaient
MASS.: « Les riches qu'elle [la foi] obligeait à la pauvreté et au dépouillement »
MASS.: « La même loi qui nous oblige de croire de coeur, nous ordonne de confesser de bouche »
VOLT.: « Les coeurs que son devoir l'oblige d'éclairer »
Absolument.
CORN.: « Il faut subir la loi de qui peut
2 Porter à, exciter à, engager à. L'envie de parvenir l'a obligé d'étudier.
VOIT.: « Cela est trop peu de chose pour vous
CORN.: « À quelques sentiments que son orgueil m'oblige »
CORN.: « Et si je vous oblige à quelque repartie »
LA FONT.: « Mais enfin, je l'ai vu, vu de mes yeux, vous dis-je ; Et ne vois rien qui vous oblige D'en douter un moment après ce que je dis »
SÉV.: « La pitié qu'elle a faite [Mme de Monaco morte d'une maladie cruelle] n'a jamais pu
SÉV.: « Vous savez qu'une dame de vos amies vous obligea généreusement de le brûler [le portrait satirique de Mme de Sévigné] »
BOILEAU: « Demandez à Juvénal ce qui l'oblige de prendre la plume, c'est qu'il est las d'entendre et la Théséide de Codrus et.... »
3 Contraindre, forcer.
VAUGEL.: « La nécessité nous oblige à bien faire »
VAUGEL.: « Ces pertes obligèrent Alexandre de séparer ses troupes »
LA ROCHEF.: « Dieu nous a caché le moment de notre mort pour nous
LA FONT.: « L'esprit dit à ses hôtes : On m'oblige de vous quitter »
LA FONT.: « Pour tuer une puce, il voulait
LA FONT.: « Que ces castors ne soient qu'un corps vide d'esprit, Jamais on ne pourra m'
MOL.: « Et j'avais lieu d'attendre.... Que du choix de Lélie où l'on veut m'obliger, Ton adresse et tes soins sauraient me dégager »
PASC.: « ....le bon père, qui souffre toujours mes visites, et dont je souffre toujours les discours, quoique avec bien de la peine ; mais je suis obligé à me contraindre ; car il ne les continuerait pas, s'il s'apercevait que j'en fusse si choqué »
4 Lier par un devoir, mettre dans une certaine dépendance morale...
MALH.: « Qu'il [Quintius] faisait toutes choses de lui-même, et déjà cherchait de s'
CORN.: « Envers un ennemi qui peut nous
MOL.: « Mes plus ardents respects n'ont pu vous
5 Lier, engager par un acte qui donne recours en justice, si la chose convenue n'est pas exécutée. Il est obligé en son contrat à faire telle chose. Faire
Il se dit aussi des valeurs, des biens que l'on engage.
MONTESQ.: « Tibère ordonna que ceux qui voudraient de l'argent en auraient du trésor, en obligeant des fonds pour le double »
MONTESQ.: « Solon ordonna à Athènes qu'on n'obligerait plus le corps pour dettes civiles ; il tira cette loi d'Égypte »
Obliger un apprenti, l'engager chez un maître pour y apprendre pendant un certain temps le métier de ce maître.
6 Rendre service, faire plaisir.
CORN.: « Le chasser [Pompée] c'est vous faire un puissant ennemi, Sans
CORN.: « Si tu veux m'
LA ROCHEFOUCAULD: « Les hommes ne sont pas seulement sujets à perdre le souvenir des bienfaits et des injures ; ils haïssent même ceux qui les ont obligés »
LA FONT.: « Il faut autant qu'on peut
Vous n'obligerez pas un ingrat, se dit quand on demande quelque chose à quelqu'un.
Absolument.
BALZ.: « Et comme il y a certains maladroits qui choquent les visages qu'ils veulent baiser, eux de même ne sauraient
MAIRET: « J'aime et je suis haï, j'oblige et l'on m'offense »
VOLT.: « Vous avez doublé le bienfait de M. de Trudaine, en nous prouvant par les faits que qui oblige vite oblige deux fois »
J. J. ROUSS.: « Il n'y a que l'intention qui oblige, et celui qui profite d'un bien que je ne veux faire qu'à moi ne me doit aucune reconnaissance »
COMTE DE CAYLUS (GROSLEY): « L'on oblige par l'intention, par un sourire, par des conseils, par des démarches, par des sollicitations, par la condescendance, par la conformité des sentiments, par des bienfaits, par des largesses, par la délicatesse d'ignorer que l'on oblige »
Obliger de, avec un substantif.
MALH.: « La vaine faveur dont il fut obligé »
CORN.: « Alcidon, cet adieu me prend au dépourvu, Tu ne fais que d'entrer, à peine t'ai-je vu ; C'est m'envier trop tôt le bien de ta présence ; De grâce, oblige-moi d'un peu de complaisance »
Obliger de, avec un verbe à l'infinitif.
CORN.: « Je ferai mon possible pour vous en tirer au plus tôt ; cependant obligez-moi de vous servir de ces cent pistoles que je vous envoie »
CORN.: « Vous m'obligerez fort d'en prendre le souci »
CORN.: « Sortez d'inquiétude, et m'obligez de croire Que la gloire où j'aspire est tout une autre gloire »
LA FONT.: « Obligez-moi de n'en rien dire »
7 S'obliger, v. réfl. Contracter un engagement authentique. S'
FONTEN.: « Il s'obligea en son nom à des négociants pour les affaires publiques, et les soutint tant qu'il eut du bien et du crédit »
S'
LA BRUY.: « Condamné de payer pour un autre pour qui il s'est obligé »
Se lier par une simple promesse.
CORN.: « Je t'épouserai lors et m'y viens d'obliger »
MOL.: « Vous
MOL.: « Il s'obligera, si vous voulez, que son père mourra avant qu'il soit huit mois »
MOL.: « Un fort honnête médecin veut s'
MOL.: « Je ne lui demandais pas tant, et je serais satisfait de lui, pourvu qu'il s'obligeât de ne me point tuer »
BOSSUET: « Dieu s'oblige de le protéger »
8 S'obliger, se rendre service à soi-même.
CORN.: « Je m'oblige encor plus que je ne vous oblige »
COLLIN D'HARLEVILLE: « Obliger ceux qu'on aime, Qu'on estime surtout, c'est s'
PROVERBE
REMARQUE
1. Des grammairiens ont voulu distinguer entre
2. On a dit que s'
3. Au passif on préfère de : Ils furent obligés de finir la campagne.
4. Obliger signifiant faire plaisir veut toujours de avec l'infinitif : Obligez-moi de croire.
5. S'
SYNONYME
OBLIGER, CONTRAINDRE, FORCER. L'obligation lie, engage. La contrainte serre et ne permet pas qu'on s'échappe. La force nous surmonte et triomphe de nous. De plus dans contraindre et forcer, il y a une idée de nécessité physique qui n'est pas dans
HISTORIQUE
XIIIème siècle
Bibl. des chartes, 4e série, t. IV, p. 80: Je en oblige à ladite abbaesse e au couvent moi e mes heirs
BEAUMANOIR: « Mes ne pot obligier ce qu'il tient en bail, en damace de l'oir ne de celi à qui li bax [le bail] pot venir »
BEAUMANOIR: « Le [la] premiere [dette] si est quant on s'est obligiés par letres »
BEAUMANOIR: « ....Voirs est [il est vrai] par coustume que mes heritages est obligiés à mes hoirs »
la Rose, 8282: Dons donnent loz as donneors, Et empirent les preneors, Quant il lor naturel franchise Obligent à autrui servise
XVème siècle
FROISS.: « Si en fit le roi sa dette envers monseigneur Jean de Hainaut, et ledit messire Jean s'en obligea envers tous les compagnons [de l'indemnité pour les frais de la guerre] »
LOUIS XI: « Se ainsi le faites, vous m'obligerez à toujours mais en votre service »
Perceforest, t. VI, f° 125: Il voulut recevoir mort pour nous affranchir et rachapter du servage où Adam nostre premier pere nous avoit obligez
XVIème siècle
CASTELNAU: « Ces deux freres qui avoient tant obligé de personnes par leurs bienfaits et prevoyances »
MONT.: « Les assiegez furent obligez de porter les clefs »
MONT.: « Robert mourant obligea son fils, par serment, à ce qu'il feist... »
MONT.: « Voir un peuple obligé à suivre des loix qu'il n'entendit oncques »
AMYOT: « Le devoir de conscience obligeoit toute personne de servir, à son entier pouvoir, au bien public de son pays »
AMYOT: « Les hommes sont autant ou plus obligez aux historiens qu'ilz ne sont à nulle autre maniere de lettres »
COTGRAVE: « Qui bien veut payer, bien se doit
ÉTYMOLOGIE
Provenç. et esp. obligar ; port. obrigar ; ital. obbligare ; du lat. obligare, de ob, et ligare, lier.
1ère signification éditée en 1835 par l'Académie Française
| Verbe |
Imposer l'obligation de dire ou de faire quelque chose. "La loi naturelle, la loi divine nous oblige à honorer père et mère. Votre devoir vous y oblige. L'équité nous oblige à restituer ce qui ne nous appartient pas. Obliger à restitution. La sentence, l'arrêt l'oblige à rapporter"...
Il signifie aussi, Porter, exciter, engager à faire quelque chose. "Mes réprimandes, mes exhortations l'ont obligé à changer d'avis, de conduite. L'envie de parvenir l'a obligé d'étudier. Quelle raison vous oblige à faire ce que vous faites? Cela doit vous
2ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française
signifie encore, Lier quelqu'un par un acte, en vertu duquel on puisse l'appeler en justice, s'il n'exécute pas la chose à laquelle il s'est engagé. "Son contrat l'oblige à cela. Faire
Il se dit aussi en parlant Des biens. "Il a obligé tous ses biens."
Il s'emploie souvent avec le pronom personnel, dans le même sens. "S'
"S'
3ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française
avec le pronom personnel, signifie quelquefois, Se lier par une simple promesse. "Prêtez-moi ce livre, je m'oblige à vous le rendre dans deux jours."
4ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française
signifie en outre, Contraindre, forcer. "Après un mois de siége, le gouverneur fut obligé de se rendre. La nécessité de le payer m'a obligé de vendre ma maison. La crainte l'oblige à se taire. Je suis obligé de sortir, de vous quitter. Vous m'obligerez à me fâcher. Je serai obligé de vous punir. Je vous
5ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française
signifie aussi, Rendre service, faire plaisir. "Il m'a obligé quand j'étais malheureux. Vous m'obligerez extrêmement, infiniment. C'est un honnête homme, il oblige de bonne grâce, très-promptement. Il oblige tout le monde. Il m'a obligé de son crédit, de sa bourse. Vous m'obligerez beaucoup d'aller lui parler pour moi."
"Obliger un apprenti," L'engager chez un maître pour y apprendre pendant un certain temps le métier de ce maître.
Emplacement dans le dictionnaire :
| oblation obligataire obligation obligatoire obligatoirement obligé obligeamment | obligeance obligeant oblique obliquement obliquer obliquité | oblitération oblitérer oblong obnubilation obnubiler obole obombrer |
Quelques citations relatives :
Citation n°1 de Émile DURKHEIM (De la division du travail social)...de l'égoïsme, et, d'un autre côté, la société qui les enveloppe, ne pouvant vivre qu'à condition de n'être pas à chaque instant secouée par des conflits, pèse sur eux de tout son poids pour les obliger à se faire les concessions nécessaires. Il est vrai qu'on voit parfois des sociétés indépendantes s'entendre pour déterminer l'étendue de leurs droits respectifs sur les choses, c'est-à-dire de...
Citation n°2 de Émile DURKHEIM (De la division du travail social)
...par une intervention positive. Ainsi le juge peut, quels que soient les termes de la convention, accorder dans certaines circonstances un délai au débiteur (art. 1184, 1244, 1655, 1900), ou bien obliger l'emprunteur à restituer au prêteur sa chose avant le terme convenu, si ce dernier en a un pressant besoin (art. 1189). Mais ce qui montre mieux encore que les contrats donnent naissance à des...
Citation n°3 de Henri POINCARÉ (La Valeur de la science)
...au moins apparente qu'il est nécessaire d'expliquer. Croit-on d'abord que ces logiciens ont toujours procédé du général au particulier, comme les règles de la logique formelle semblaient les y obliger ? Ce n'est pas ainsi qu'ils auraient pu étendre les frontières de la science ; on ne peut faire de conquête scientifique que par la généralisation. Dans un des chapitres de science et hypothèse,...
Citation n°4 de Paul ADAM (L'Enfant d'Austerlitz)
...les chefs ambitieux, s'étant disputé le pouvoir, entraînèrent les races diverses dans leurs querelles, rompirent le pacte, et défendirent l'usage de la langue universelle alors en honneur, afin d'obliger leurs partisans à se distinguer les uns des autres. Chaque race reprit le patois des ancêtres sauvages. Le peuple de Babel se dispersa. Depuis lors, jamais les nations ne se purent défaire de la...
Citation n°5 de Ernest RENAN (Souvenirs d'enfance et de jeunesse)
...Le livre de Judith est une impossibilité historique. L'attribution du Pentateuque à Moïse est insoutenable, et nier que plusieurs parties de la genèse aient le caractère mythique, c'est s'obliger à expliquer comme réels des récits tels que celui du paradis terrestre, du fruit défendu, de l'arche de Noé. Or on n'est pas catholique si l'on s'écarte sur un seul de ces points de la thèse...
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